Samuel Eto’o, icône de Forbes






Le goléador camerounais vaut de l’or. Le magazine lui a consacré sa première « cover ».
Avec ses milliards de revenus annuels à donner le tournis, et qui font de lui le footballeur le mieux payé de la planète, Samuel Eto’o Fils était forcément une bonne pioche. Et Forbes ne pouvait rater une telle occasion pour le lancement de son édition Afrique francophone. Cerise sur le gâteau, l’attaquant d’Anzhi Makachkala effectuait, presque au
même moment, son entrée sur le terrain des affaires avec l’activation définitive du réseau Set’ Mobile, produit de Eto’o Telecom, dont il est le Pca. 

A Brazzaville, ça frétillait autour de la star. De Villepin le congratule comme une vieille connaissance. Raffarin le présente à Guy Verhofstadt. Les chefs d’Etat y vont d’une accolade ou d’une tape bienveillante. Les invités s’alignent pour prendre une pose avec le footballeur-businessman. Et le natif de Nkon, tout sourire, se plie volontiers. Sans plus. « Pas d’interview », coupe Samuel Eto’o quand CT l’aborde. Un mot peut-être sur le lancement définitif de Set’ Mobile à Douala ? « J’ai un Dg qui travaille à ce sujet », envoie-t-il. On n’ira pas plus loin. « Et que dites-vous de Forbes ? », tentons-nous à nouveau. « La cover parle déjà en elle-même non ? ». Ça y est, le côté businessman a pris le dessus. 

La « cover » en effet, parle. Les organisateurs ont placardé partout d’immenses affiches. Là, Samuel Eto’o, costard bleu, cravate assortie, a le sourire et les bras croisés. Serein. On entrevoit une Rolex à son poignet gauche ! C’est « l’aube d’un titan », selon Forbes. « Le choix d’Eto’o était évident. C’est un milliardaire. C’est l’homme d’affaires, l’investisseur. Le sujet nous donne l’occasion, avec le lancement de sa société, de revenir sur son parcours sportif, ses œuvres humanitaires.

Il était intéressant de voir comment ce footballeur, qui a des idées, qui sait où il va, s’entoure de personnes pour faire aboutir son projet d’entreprise », explique Michel Lobé Ewane, rédacteur en chef délégué. Dans cette édition, le magazine se consacre entre autres, à « la stratégie panafricaine du Nigérian Dangote », ou encore à Yves Michel Fotso, dont il retrace la « gloire et la chute d’un golden boy ». Oui, en matière de business, les hommes d’affaires succèdent à d’autres. Avec des fortunes diverses. La (dure ?) loi du milieu. 





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