Can 2017 - Samuel Eto’o: « Nkoulou et Aboubakar ont été exemplaires de professionnalisme



L’ancien capitaine des lions indomptables, dans une interview accordée à Jeune Afrique, salué le comportement de ces cadres lors au Gabon. 




Samuel Eto’o vient d’accorder une interview à Jeune Afrique. L’attaquant camerounais s’est réjouit de la brillante victoire des lions indomptables de la 31ème coupe d’Afrique des nations au Gabon. « On ne s’attendait pas forcement à un tel parcours, de la part d’une équipe rajeunie, avec des joueurs qui allaient disputer leur première phase finale de la Can. Il y avait des défections, le sélectionneur (Hugo Broos) a fait des choix forts et cela a finalement marché. En tant que camerounais, j’ai ressenti une joie immense lors de la finale face à l’Égypte (2-1) à laquelle j’ai assisté. » 

 L’actuel attaquant d’Antalyaspor a salué les choix d’Hugo Broos (qui a pris sur lui de séparer de certains cadres) mais encore plus l’attitude de Nkoulou et Aboubakar Vincent lors de cette compétition. « Il n’est en général jamais évident de ne pas retenir des joueurs qui ont un vécu, mais qui pensent que leur place est un acquis et que la sélection nationale leur appartient. I a emmené des joueurs comme Nicolas Nkoulou ou Vincent Aboubakar, qui faisaient des plus expérimentés et il n’a pas hésité à faire confiance à des éléments plus jeunes. Je tiens d’ailleurs à dire que Nkoulou et Aboubakar ont été exemplaires de professionnalisme. Ils n’étaient pas titulaires mais ont eu un comportement irréprochable et le Cameroun leur doit beaucoup dans cette victoire. » Le double vainqueur de la ligue des champions européenne n’a pas fustigé l’attitude des joueurs qui, convoqués par le technicien belge, ont préféré leur club à la sélection nationale.

 « Vous savez comme moi que les clubs européens font parfois pression sur les joueurs. Et il est normal que ceux réfléchissent. Ils se disent qu’ils pourraient perdre leur place et se retrouver dans les gradins s’ils choisissent d’aller à la Can…je pense que ce problème se posera quand nous aurons des dirigeants forts, et donc des sélections assez fortes, pour ne pas céder aux pressions des clubs, même si ce sont eux nos employeurs. Jouer pour son pays c’est quelque chose d’unique. » Si les choses semblent plutôt bien se passer pour le Cameroun, le médaillé d’or olympique en 2000 fait savoir que tout ira mieux tant qu’il n’y aura pas de problèmes en interne. Et il pense que la coupe d’Afrique que son pays recevra en 2019 sera encore plus difficile pour les champions d’Afrique en titre. La pression sera beaucoup plus énorme qu’au Gabon.
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